Tacos and margaritas

15 mars 2016

Hey bitch ! Me cherche pas connasse !

 

Il y a quelques temps, j'ai créé (en collaboration avec une amie) une page facebook nommée "Côte de boeuf".
Pourquoi ? Qu'est ce que c'est ?

Parce qu'on avait sûrement picolé, et qu'en disant en même temps "codes de meufs" j'ai vu à quel point ça sonnait "côte de boeuf".
C'est une page qui se veut débilo-féministe, en opposition aux pages telles que "codes de meufs" ou "chieuses à plein temps" et autres.
Un soir, en farfouillant ces pages à la recherche d'inspiration pour un nouveau panneau, je suis tombée sur "codes de filles" et là, j'ai juste hallucinée devant la violence du truc.
Pas une seule image n'est sans une insulte envers les femmes. Vas y que je te traite de "bitch", de "pute", de "connasse", de "salope".
Et si y'a pas d'insulte, y'a un flingue histoire de dire "je vais te défoncer petite pute !"

 

En gros, c'est tout le concept de cette page : des filles qui trouvent super jouissif d'insulter d'autres filles.
mais pourquoi putain ?!

Soit parce qu'elles se sont approchées de leur mec, l'ont regardé ou ont osé lui adresser la parole
Soit parce qu'elles ont eu plus de partenaires qu'elle.
Soit parce que leur physique ne leur plaît pas.

Tout est sujet à méchancetés.

T'es trop maquillée, t'es une pute.
T'as fait de la chirurgie esthétique, t'es une très grosse pute.
T'as couché avec plusieurs mecs, t'es une salope.
J'aime pas ta gueule, t'es une connasse.
T'as approché mon mec ? Je vais t'éclater ta gueule espèce de grosse connasse de salope de pute.

 

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Des images de flingues, des paroles dures, injustes, blessantes et des centaines de meufs qui "like", se tagguent, rigolent en mode "hihihihi, c'est trop moi !".
Et là tu te dis "meeeeeeerde ! Pourquoooooiiiiii ?!"

Franchement, y'a pas assez de mecs qui nous traitent de pute et de salope ? Faut que les nanas s'y mettent ?
A quoi ça sert ? A part nous rendre aigries et malheureuses je veux dire.

Une fille ne vous plaît pas ? Ignorez-la, passez votre chemin.
A quoi bon la descendre avec des paroles blessantes ? ça vous aura fait du bien pendant combien de secondes ? Où en est le dégoût de vous-même après ?

Une autre regarde votre mec ? Et alors ? Ce n'est pas parce qu'elle le regarde qu'ils vont forcément finir au plumard tous les deux. Et si c'est le cas, faudrait voir à ne pas oublier la part de responsabilité de monsieur. S'il couche avec elle, c'est qu'il l'aura voulu. Alors dans ce cas, je veux entendre autant de "connard" que de "connasse". Et l'insulte "connasse" est uniquement acceptée si la donzelle avait connaissance de votre existence, ce qui n'est pas toujours le cas.

Une fille qui  a couché avec plus de personnes que vous n'est pas une salope. Il existe des personnes qui s'éclatent avec d'autres au lit (ou ailleurs). Ils sont sur la même longueur d'ondes. Il sont responsables et respectueux. Ils prennent du bon temps et ça ne regarde qu'eux. Eux seuls. Ce que font les autres de leur cul ne vous regarde absolument pas.
Il y a aussi un deuxième cas de figure beaucoup moins drôle : celui où une fille couche avec un mec. Un seul et unique parfois. Et que ce dernier va aller se vanter partout de l'avoir baisée. En donnant des détails. En en rajoutant et pof ! Voici comment une fille qui n'a rien demandé se retrouve avec une réputation de salope.
Le mec lui aura sans doute menti pour parvenir à ses fins. Il lui aura promis monts et merveilles et lui, personne ne le traite de connard.
Nan ! Jugeons la fille seulement. Elle l'aura bien mérité cette traînée.

Dites, c'est quand qu'on arrête de juger la sexualité des filles ? Quand est ce qu'on n'aura plus à avoir honte de ce qu'on fait sous une couette ?

 

Tout ça manque cruellement d'amour.
D'amour de soi. De putain d'estime de soi.

Les filles, même s'il y a peu de chance que vous lisiez un jour ces lignes, je vais quand même m'adresser à vous.

 

Aimez-vous, bordel !
Aimez-vous vous même. Ayez confiance en vous. Respectez-vous.
Tout ça se travaille et on vit tellement mieux quand on s'aime.

Oh ! vous vous aimez ? Vraiment ?
On ne traite pas les autres comme de la merde quand on s'aime.
On ne les rabaissent pas.

On peut ressentir de la compassion, ou de l'indifférence. Mais on ne s'acharne pas à les traiter de pute, de connasse ou de salope.

Quand on s'aime, on n'a pas peur que son mec se casse avec la première nana qui croisera son chemin. On a confiance en l'autre et on ne fait même pas attention aux filles qui le regarde ou lui parle.
Votre mec n'est pas votre propriété ! C'est un être humain et il a le droit de communiquer avec d'autres êtres humains.
La jalousie n'est pas une preuve d'amour.
La jalousie peut être un véritable enfer pour l'autre et brise des couples.
La jalousie est un signe de manque d'estime de soi et de confiance en soi.

Ne me dites pas que je vous apprends quelque chose.

Le problème ne vient pas des autres filles, Il vient de vous.
Il y a une égratignure quelque part sur votre petit coeur. En insultant les autres, vous grattez la croûte, encore et encore. Et ça saigne, encore et encore. ça ne guérira jamais.

Concentrez-vous sur vous. Trouvez le pourquoi de cette blessure à l'amour propre et pansez-la.

 

Vous ne trouvez pas ça intolérable qu'un mec traite une gonzesse de salope parce qu'il a couché avec elle et l'a jetée après ?
Non ? Et si c'est à vous que ça arrivait ?
Imaginez ça juste deux petites minutes. Imaginez qu'en plus, vous appreniez après qu'il a déjà une nana qu'elle a su que vous aviez couché avec son mec et qu'elle vous traite de grosse pute et dit à qui veut l'entendre que si elle vous croise, elle vous démonte la gueule.
Hop ! Vous êtes l'autre fille. Vous êtes la pute, la salope.
Vous vous sentez comment ? ça vous plaît ?
Non ? Alors pourquoi le faire subir à une autre fille ?

Vous parlez souvent sans savoir et quand bien même vous savez tout, ça ne vous regarde pas.

Aimez-vous, et vous verrez, tout changera. Vous aimerez les autres aussi.

 

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13 février 2016

Le féminisme, cet inconnu.

 

C'est dingue comme le féminisme est mal connu. C'est un mot que l'on connaît certes, mais savoir ce que c'est vraiment par contre... pardon.

Le féminisme est un mot qui fait peur en fait. Le féminisme (et donc les féministes) ont mauvaise réputation.
Combien de personnes pensent ou pensaient que le féminisme était un mouvement plein de gonzesses hystériques, enragées qui détestent les hommes ?
Levez la main... N'ayez pas honte, ma propre main est levée.

Dans ma famille, personne n'est féministe. Lorsque je prends la parole pour défendre mes idées, on me regarde un peu avec tendresse, sur fond de "mais oui ma chérie."

Je suis la petite dernière, et je n'ai jamais été dans les rails. J'entends par là que j'ai toujours été plus ou moins en décalage avec le reste de ma famille de par mes choix. Qu'ils soient vestimentaires, musicaux ou que sais-je. En gros, je suis l'exentrique de la famille. L'ex végétarienne qui écoute du rock et qui a des couleurs de cheveux plus qu'improbables. (Heureusement que deux de mes nièces marchent un peu dans mes pas, je me sens moins seule.)

Bref, tout ça pour dire qu'on ne me prend pas vraiment au sérieux, donc, les mots qui sortent de ma bouche n'ont aucun impact puisqu'ils sont à peine écoutés.

Parmis mes amis, il y a des féministes, et il y a les autres... et ces autres mes prennent vraiment pour une conne quand je parle féminisme et sexisme.
Je fais avec. ça ne m'affecte pas trop, je fréquente moins ces personnes si elles sont trop fermées, voilà tout.

Mais là. Là je viens de faire une découverte qui fait mal.
Mon compagnon. Mon propre compagnon, un homme qui se dit érudit, ouvert d'esprit, ouvert aux autres, au monde entier (et au delà), ne connaît rien du tout au féminisme... et il me prend pour une conne en prime. Cherry on the fucking cake !

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C'est dingue comme je n'ai rien vu venir. La vie avec lui (même si nous ne vivons pas ensemble) est plutôt cool. Il n'est pas du genre à se prendre pour le chef, à vouloir tout commander, tout gérer, non. Il ne m'impose rien, je suis libre, etc ... Je me disais que j'étais avec un féministe, et je trouvais ça génial.

Mais hier soir... Bah j'ai pas tout compris à ce qui s'est passé.

On était à l'apéro, tranquille. Sa fille aînée nous a rejoint, elle parle avec nous, notamment de ses dessins et son père qui lui balance que le féminisme c'est nul, ça sert à rien !

pll

Je ne me souviens plus comment il en est arrivé à parler féminisme, mais dire à sa propre fille (et devant moi) que le féminisme ça ne sert à rien, pardon d'halluciner légèrement !

J'ai immédiatement rétorqué que c'était faux, que le féminisme avait permis aux femmes de s'émanciper. De ne plus passer de la tutelle de leur ( abruti de) père à celle de leur (abruti de) maris.
Le féminisme c'est le droit de vote, le droit d'avoir son propre compte en banque, le droit à l'avortement, ...

Et là, ça a été de dérapage en dérapage.
Il a commencé à qualifier le féminisme de mouvement obscurantiste qui voulait la suprématie de la femme sur l'homme.

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Mais... comment peut-on se taper une féministe et sortir de telles aberrations ?!

Combien de fois je lui ai répété que non, ce n'est pas ça du tout. Ce que veulent les féministes c'est l'égalité. L'égalité entre les sexes, les races, quel que soit leur statut social, marital, leur orientation sexuelle, ...
Et lui, gros bourrin de base, ne garde en tête que ce qu'il veut "le féminisme, c'est pas bien, c'est les caca boudins qui font ça. Bouh ! les féministes sont des méchantes pas belles qui puent."
Il aurait même pu se retourner vers sa fille et lui dire que si elle n'était pas sage/ne mangeait pas ses légumes/ne faisaient pas ses devoir, les féministes viendraient la nuit pour la dévorer.
Mais heeeuuu... je savais pas, moi. Quand j'ai signé on m'a pas dit pour le dévorage d'enfants, hé Lucette ! T'étais au courant, toi ?!

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Mais ce n'est pas le plus énorme qu'il m'ait dit.
Il a commencé à dire que les femmes avaient déjà le pouvoir. Que 80% des sociétés dans le monde étaient matriarcales.
T'es sérieux, gros ? Mais d'où tu sors ça ? Dans quel siècle tu vis ?
Beaucoup de sociétés ETAIENT matriarcales. Aujourd'hui, elles ont quasiment toutes disparues. Il n'en reste qu'une poignée et pardonnez moi à l'avance pour mes propos politiquement incorrect, mais quand on voit ses ethnies, elles nous paraissent d'une autre époque. Et si ça fonctionne toujours plus ou moins, c'est bien parce qu'ils sont plus ou moins coupés de notre civilisation actuelle. Et dès que cette dernière pointe le bout de son nez, les hommes réclament du patriarcat.
Les sociétés dites matriarcales ne sont en aucun cas l'inverse du patriarcat. Les femmes n'ont pas plus de pouvoir que les hommes, c'est plus une histoire de filiation, de travail, de je ne sais pas quoi. Elles sont très diverses, le point commun est que la femme est considérée comme la base de la civilisation.
Ce n'est pas la femme qui gouverne, il n'y a pas de gouvernement dans ces sociétés. J'ai du mal à m'expliquer (il est 7 heures du matin, je suis levée depuis plus d'une heure après avoir dormi 4 heures), c'est très subtil. Les hommes et les femmes sont quasiment à égalité, en tout cas, il y a beaucoup de respect, envers tous les individus. Tous les rôles sont importants et chacun est apprécié à sa juste valeur.

Rien à voir avec une armée de femmes despotiques qui exploite le mâle faible.

Et alors attendez, c'est pas tout, devant mon air ahuri, devant mes protestations, il me sort "Et en Iran, alors ? La présidente, là ?!"
Genre il m'a sorti l'argument ultime.
L'Iran ? Une présidente ?
L'Iran ? Le pays où les pères ont le droit d'épouser leurs filles adoptives et ce, dès l'âge de 13 ans ?
L'Iran ? Le pays où on peut condamner à mort une fillette de 9 ans ?
T'es raide bourré, chéri, rassure moi ?!

En Iran, c'est un président, il s'appelle Hassan Rohani. Il est même venu en France il y a peu. Il est aussi passé par l'Italie et souvenez-vous, le musée du Capitole a dissimulé ses nus dans des boites.
En Iran, il y a très peu de femme en politique, la plupart des femmes qui ouvrent la bouche pour exprimer une opinion qui n'est pas en accord avec le gouvernement ou avec le guide suprême, finissent tout simplement en taule.
Pour ce pays, je veux bien qu'on me parle d'obscurantisme, mais pas de féminisme. Non pas que ça n'existe pas, mais les pauvres ne font pas long feu.

Comme je répondais à mon compagnon, comme je lui signifiais à quel point il avait tout faux, là, ça a carrément dégénéré, il est devenu odieux et méprisant, m'a attaqué très personnellement sur un point encore douloureux pour moi aujourd'hui.
J'ai pu me rendre compte à quel point il ne me connaissait pas. A quel point il ne m'écoutait pas. Nous avions déjà parlé de ça, j'avais expliqué pourquoi. Mais non, je suis faible, je suis ci, je suis ça. Son problème c'est que je ne suis pas exactement comme il le voudrait.

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Il a une opinion hyper tranchée sur moi et n'en démords pas. Même s'il est carrément à côté de la plaque et que je dois lui démontrer par A+B qu'il à tord.
Je n'avais même plus envie de lui ré expliquer hier soir. Je me suis contentée de ramasser mes affaires et je suis rentrée chez moi !
Faut pas pousser mémé !

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27 janvier 2016

Challenge ton corps... ou fais ce que tu veux, plutôt.

 

Ce matin, en traînant sur facebook, je suis tombée sur un énième challenge à la con, et là, je dois dire : J'en ai gros !

Le truc qui ma fait bondir dans la description c'est "pour prouvez que vous êtes des vraies femmes."

Qu'on est des vraies femmes ? ça se mesurerait donc grâce à nos nichons ? Il faut donc des gros nichons pour être considérées comme des vraies femmes ?

Les hommes avec des micros pénis on leur fout la paix me semble t-il. Faudrait pas froisser la virilité de ces messieurs, ce qui équivaudrait à s'en prendre à tous les hommes et ce qui mettrait en péril notre bonne vieille société patriarcale... ce serait trop affreux.

Continuons donc à imposer des challenges à la con aux femmes afin que toutes celles qui n'y arrivent pas sentent qu'elles sont trop grosses et qu'elles n'ont pas assez de formes.
Parce que c'est toujours la même chose. Que ce soit le BellyButtonChallenge, le CollarBoneChallenge, le UnderBoobPenChallenge, le BikiniBridgeChallenge ou (mon préféré) le HoldACokeWithYoursBoobsChallenge. Tous ces trucs à la con ont le même but. Les femmes doivent prouver qu'elles sont à la fois minces (voire maigres) mais qu'elles ont des gros seins et des gros culs.

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Je n'ai jamais vu passer de TablettesDeChocolatChallenge, ni de PenisChallenge, genre "montre nous où ta bite arrive par rapport à ton nombril."
Ouais, vas-y , fais voir ! Que j'me marre deux minutes.

Cette dictature sur le corps féminin me saoule, grave !

Je lance donc le MiddleFingerChallenge.
En quoi ça consiste ? Il suffit de lever votre majeur le plus haut possible contre les dictats de la minceur, les critères de beauté imposés dans tous les médias et le sexisme.

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Je suis quand même rassurée de voir que quelques femmes contre attaque ces stupides challenges, mais elles sont vraiment trop peu nombreuses.

 

 Au fait, j'vous ai pas dit, j'ai crée une page facebook, viendez !
Cotes de boeuf 

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04 décembre 2015

Le FN et le droit des femmes.

 

Soyons clairs dès le départ, je ne parle que très rarement de politique car je ne m'y interresse pas et surtout, je n'y connais rien. Il y a juste une toute petite question que je me pose.

En étant sur les réseaux sociaux et en étant abonnée à moultes pages féministes, les informations parviennent tout de même jusqu'à moi. (Pis le truc moins cool, c'est que j'ai des copines carrément rascites dont une qui partage directement les statuts de Marine Le Pen... joie dedans moi.)

Bref, le truc qui semble évident, c'est qu'avec le FN le droit des femmes semble faire un putain de bon en arrière.

Entre "la liberté de rester chez elles" et "le libre choix de ne pas avorter", ben nous voila bien dans la choucroute.

Comment peut-on être une femme et dire ou approuver de telles choses ?


La question que je me pose est la suivante. Si le clan Le Pen est élu il va se passer quoi pour elles ?
Un mec avec une énorme paire de couilles va t-il monter sur l'estrade, leur serrer la main en leur disant : "merci beaucoup, c'est bon, je prend la relève maintenant, vous, vous allez dans la cuisine nous beurrer des toats. Et plus vite que ça, connasses !"

Vraiment, vraiment, je m'interroge !

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16 novembre 2015

The show must go on.

 

Aujourd'hui, nous sommes lundi 16 novembre 2015, soit 3 jours après les attentats de Paris.

Je vais bien, je n'y étais pas. Mes proches vont bien, les proches de mes proches aussi, mais j'ai du mal à continuer.

Ce matin, je me sens comme déconnectée. Comme hors de la réalité.

J'ai accompagné mes filles à l'école comme tous les lundi matins. D'habitude je souris. J'aime bien le lundi car je ne travaille pas.
Mais là, ce n'est pas pareil. Je me sens comme étrangère à moi même. Comme si je marchais à côté de mon corps, m'observant moi même ainsi que les autres avec une certaine curiosité. Pourtant, il n'y a aucun doute, je suis toujours vivante, et la vie continue. Elle reprend son cours normal. C'est ce que nous sommes censé faire. C'est ce que nous devons faire.

 

Ce matin, je pensais voir des visages défaits, ressentir de la lourdeur dans le cœur des gens. Mais non, rien. D'accord, nous ne sommes pas à Paris, mais on en est pas loin, mais les gens continuent à dire bonjour en souriant, à rire et à parler fort... Comment font-ils ?

Moi je n'y arrive pas. Je ne leur en veux pas, non, au contraire, je suis plutôt admirative.
Pour moi reprendre le train-train quotidien me semble tellement irréel. J'avoue ne pas savoir comment on peut revenir à la normale. Comment fait-on ?

J'ai passé deux jours dans une sorte de flottement à me demander pourquoi. Comment peut on faire ce genre de chose ?

J'ai du mal à mettre de l'ordre dans mes pensées. Du mal à faire quoi que se soit de constructif.
Pas moyen de bosser. Pas moyen de penser à Noël sans culpabiliser de penser à quelque chose de festif alors que d'autres personnes sont en deuil.

 

Je vois tous mes proches mettre des messages sur facebook pour dire qu'il ne faut pas courber l'échine devant l'obscurantisme, qu'il faut continuer à rire, à boire, à s'amuser, à baiser, … et je suis d'accord ! Mais une partie de moi semble avoir été anéantie dans ces attentats.
Je ne veux pas avoir peur, je ne veux pas courber l'échine, mais je ne peux pas faire comme si de rien n'était.
Tout est comme avant, je veux dire, à part les drapeaux en berne, les fleurs et les bougies ici et là, tout est comme avant.
Les oiseaux continuent de chanter, les chiens continuent de chier sur les trottoirs, leur maîtres continuent de ne pas ramasser, … c'est comme avant.

 

Je sais que je suis très empathique.
Je ne regarde jamais les infos car ce qui se passe dans le monde me rend malade. Mon compagnon ne comprend toujours pas ça. Il pense que je préfère rester dans l'ignorance, ne pas savoir, ne pas voir la réalité en face. Ce n'est pas ça, pas du tout. C'est juste que j'ai foi en l'humanité et que je veux la conserver, mais quand je vois ce qu'un être humain est capable de faire à un autre, j'ai du mal à garder cette foi intacte. Elle s'érode, je vais mal et généralement, il faut deux jours pour que je m'en remette. Mais quand une de ces horreur arrive dans notre pays, tout prend une nouvelle dimension. Ça touche de près des personnes que nous connaissons, on se dit que ça aurait pu être eux. Que ça aurait pu être nous. Alors, en quelque sorte, c'est encore pire. Mais pourtant, ça ne l'est pas. La barbarie reste la barbarie. Peu importe dans quel pays elle a lieu.


Alors maintenant, c'est quoi la suite ?

Ben, surmonter tout ça, ce serait bien. Ne pas l'oublier, mais le surmonter, reprendre une vie normale. Recommencer à sourire, à rire, boire et fumer des clopes, aller voir des concerts, rouler des pelles à mon compagnon et baiser dès qu'on en aura envie.
Ne pas céder à la psychose car les politiciens nous martèlent que ça va recommencer.
Continuer.
Retrouver la force. Retrouver ma joie de vivre. M'esclaffer comme une dinde pour un rien.


Ce que je voudrais maintenant, c'est voir un peu plus d'unité dans ce monde, plus d'amour, plus de lumière.
Je ne veux plus jamais ressentir ça. Je ne veux plus jamais me sentir seule comme maintenant.
J'ai envie de faire des câlinous à la Terre entière et j'ai envie de dire « je t'aime » à ceux que j'aime.

Continuer.

 

Group «Queen» - «The show must go on» [official video]

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13 novembre 2015

J'suis émue de ouf, moi aussi...

 

 Nan, en vrai je suis atterrée...

Bon, d'accord, j'aurais dû me douter qu'avec des candidats de télé-réalité ça ne volerait pas très haut, mais quand même !

Et puis, putain de bordel de merde, c'est cette bouse que regarde la jeunesse actuelle... p'tain, elle va être belle la future génération d'adultes.

Mais pourquoi c'est-il que je gueule en fait ?

J'explique.

Hier soir, j'étais au lit avec mes filles et elles voulaient regarder les Simpson.
Pas de problème, je zappe sur W9, et tombe sur... Les princes de l'amour.
Aïe !

Bon, ça devait se terminer dans 5 minutes, je me suis dit que 5 minutes de télé-réalité ne me tuerai pas.

J'avais raison, je ne suis pas morte, mais putain...

 

Je tombe sur un monsieur dénommé Geoffrey, et ce dernier part au golf avec ses deux prétendantes.

Jusque là, tout va bien. (ou presque, parce que être payé à rien foutre, juste pour se faire draguer par deux gonzesses à Ibiza... grumpf, quoi!)
Sauf que, faut qu'on m'explique comment ce... truc à réussi à avoir deux prétendantes ?
Nan mais c'est quoi cette barbe ?!
Il n'a jamais entendu dire que ça s'entretenait une barbe ? Quand je vois ça, j'ai juste envie de vomir dedans. Ouais, ça lui donnerait le fini parfait qui lui manque. (nan, je suis méchante, parce qu'en plus il a l'air au courant, car j'ai trouvé des photos de lui clean, voire rasé où il est presque bien.Oui, je sais, juger quelqu'un sur son physique, c'est mal !)

 

Bref, Il se la pète en essayant de faire croire que c'est un pro du golf et explique à ses prétendantes comment faire.

Pour parfaire leur technique, il demande à l'une d'entre elles de venir avec lui, ainsi, il pourrait guider son mouvement.

Elle s'avance et pof ! Il s’emboîte parfaitement derrière elle.
A tel point, qu'il semble s’énerver un peu et commence à se frotter à elle.
Sous couvert d'humour, évidement, il a commencé à dire je ne sais plus quoi, mais, il riait fort tout en continuant à se frotter à elle... qui ne bronchait pas...

 

Moi, pendant ce temps là, j'hallucine.


Plus tard, les réactions de chacun des protagonistes sont recueillies en privé.

 

Geoffrey a dit que cette demoiselle (je ne sais plus son nom, désolée) avait une plastique à laquelle il était difficile de résister, donc oui, il c'était fait plaisir.

 

Alors, machin, merci, je pense que la gente masculine peut te remercier pour tes paroles.
En gros, tu viens de dire que tu es incapable de contrôler tes pulsions... c'est marrant, c'est souvent l'argument utilisé pour sauver les couilles des connards.
"ah oui, mais moi j'suis un mec, J'ai des pulsions, c'est pas pareil."
(True story, cette phrase m'était adressée.)

Donc, à en croire ce Geoffrey, (si je prends des raccourcis faciles, vous le dites, hein) quand on est un homme et qu'on a des pulsions, ben paf ! On le fait. Pas possible d'y résister ni de se contrôler.

Bravo, tu viens de te faire détester par tous les féministes.

  

Quant à la demoiselle, elle a dit avoir apprécié ce moment, qu'elle a trouvé ça mignon et qu'elle était émue de ouf.

 

Hum – hum...

Comment dire ? Chérie, un mec qui ne trouve rien de mieux que de frotter son zguèg sur ton cul pour te montrer que tu lui plaît, c'est pas mignon. C'est dégueulasse et ce mec a toutes les chance d'être un gros naze.

Après, si tu n'as que ton cul à lui offrir, je te plains, je te plains sincèrement. Un peu de self-estim, merde ! Un peu de respect pour toi même. Tu n'es pas qu'une paire de fesses. Et si le mec n'est là que pour tes fesses, encore une fois, je te plains sincèrement.


Faut arrêter ça. Faut arrêter tout ça.
La plastique, le cul, le sexe. Les hommes qui ne seraient intéressés que par le sexe, alors les nanas se comportent comme des objets sexuels.
Paradoxalement, elles sont là pour trouver l'homme des leurs rêves, le prince charmant.

 ça m'insupporte.

Déjà, cette histoire de prince charmant me fait gerber, faudrait vraiment qu'on arrête d'éduquer nos filles en mode "tu es une princesse, un jour ton prince viendra, et il te sauvera, sans lui tu n'es rien."
Et éduquer nos fils avec plus de respect pour la femme, ça ne serait pas du luxe.

 

Hier encore à la sortie de l'école, j'écoutais deux mères parler entre elles.
J'avoue ne pas aimer du tout l'une des deux, mais je connais son fils, et je sais que c'est un adorable petit garçon... mais pour combien de temps ?

"- On va fêter l'anniversaire de A. cette année. Ça ne tombe pas pendant les vacances, donc, on va le faire. Il a déjà fait sa liste d'invités... que des filles ! Je lui ai dit d'inviter quelques copains, ce serait mieux, mais il ne veut pas.

- Il fait son harem.
- *rires* Oui, c'est ça. Pis en plus, il ne me ramène pas les plus moches, alors ça va."

Et vas y que je te ris grassement.

Beurk ! Beurk, beurk, beurk et re-beurk !
Elle va faire de son gosse un connard... Il fera de la télé-réalité, son secret sera « je suis un Don Juan » et dans la maison, il fera le maximum pour avoir le maximum de gonzesses autour de lui, mais pas les moches. Et sa mère braillera de plus belle "ça c'est mon fils ! Bravo fiston !"

 

Me sens dépitée...

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16 juillet 2015

Confidences d’une dépendante affective.

 

J’ai découvert il y a de ça plusieurs mois que j’étais ce qu’on appelle dépendante affective et tout ce que ça implique.
Je n’avais pas du tout conscience d’être comme ça. Je savais bien que j’avais quelques travers comme être jalouse ou avoir tendance à m’oublier un peu, mais j’étais loin de me douter que tous mes comportements n’étaient pas « normaux ».

 

J’ai lu dernièrement un article sur la dépendance affective, et le moins qu’on puisse dire, c’est qu’il m’a fait très mal.
Je me suis pris tous ces mots en pleine face. Je me suis rendue compte que tous les comportements amoureux que je pouvais avoir n’étaient pas sains du tout.
Je pensais que l’amour était comme je le percevais, comme je le vivais, moi. Que tout le monde faisait et réagissait plus ou moins de la même manière. Mais en fait, pas du tout. Les dépendants affectifs agissent comme je le fais. Ils veulent impérativement être aimés de l’autre en s’oubliant complètement.

 

Cet article n'a rien à voir avec le féminisme, mais j'ai envie partager tout ça. ça me permettra de faire ma propre thérapie, et peut être que ça ouvrira les yeux à d’autres personnes.

 

Le dépendant affectif à un besoin excessif de plaire à l’autre et si pour ça il doit changer sa façon d’être, il le fera ; il l’aime démesurément, il veut le sauver, le materner, pense à l’autre encore et encore et s’y accroche même si cette personne ne lui convient pas, il va se voiler la face, s’oublier, continuer cette histoire « d’amour ». L’essentiel est d’être avec l’autre.

En faisant le point sur mes propres histoires, j’ai pu me rendre compte que je n’ai pas toujours choisi judicieusement. Tout le monde a des défauts, certes, mais certains sont vraiment rédhibitoires. Chacun a son seuil de tolérance, chez le DA, il est totalement mis de côté. Mon premier grand amour était un gros, gros joueur de jeux vidéo. Il ne faisait que ça, je l’ai su dès le début. Perso, je n’aime pas les jeux vidéo, pour moi, un gamer no life, c’est non, merci. Je préfère passer mes soirées à papoter avec mes amis, sortir, boire un coup, … Lui, il les passait à jouer. Mais il était amoureux de moi, alors j’ai fais comme si je m’en fichais. Résultat, je trouvais qu’il jouait de plus en plus alors que ça avait toujours été comme ça, je trouvais qu’il ne faisait plus attention à moi, donc, je suis allée chercher de l’attention ailleurs.
Mon amoureux parisien était colérique, très jaloux, infidèle et passait tout son temps sur son ordinateur. Au début, j’ai fait fi de tout ça, je trouvais sa jalousie rassurante et je suis revenue malgré l’infidélité car il avait fait le premier pas vers moi et cela m’avait touchée. C’était une preuve d’attachement et ça m’a suffit.
A la fin de notre relation, je me sentais prisonnière, j’avais presque peur de lui et pareil que pour l’histoire précédente : Je trouvais qu’il ne faisait plus assez attention à moi, il était tout le temps devant son ordinateur et je suis allée voir ailleurs.
C’est à ce moment là que j’ai rencontré mon ex mari… Un pervers narcissique.
Il faut savoir que Les DA attirent les PN.
J’ai très vite été mal à l’aise avec lui sans vraiment savoir pourquoi, il y avait une sorte de lourdeur dans l’atmosphère. Je me sentais obligée de changer mon comportement, de m’adapter 100% à lui encore plus que pour les autres. Mais il m’avait fait un tel numéro de chevalier en armure blanche, il m’avait « délivré » de ma précédente relation, il se disait fou amoureux de moi, il voulait vivre avec moi et tout ce que je voulais dans la vie, ben il le voulait aussi. Cet aspect m’a totalement séduite et je me disais que je ne pouvais décemment pas partir comme ça après tout ce qu’il avait fait pour moi, après tout, il était si gentil parfois, je me devais de lui laisser encore une chance.

 

Le besoin de plaire à l’autre est si intense qu’il m’a fait mentir, je n’étais plus moi-même.
Par exemple, pour mon n°1, fan de jeux vidéo, je me suis mise à jouer avec lui, alors que je n’aime pas ça (et que je suis particulièrement nulle). Je lui achetai des livres de soluces pour lui faire plaisir, je le suivais pas à pas pendant son jeu, je prenais des notes, l’aidais à résoudre les énigmes, …
Je pensais être au taquet, en fait, je ne m’amusais pas du tout. Tout tournait autour du jeu vidéo, il n’y avait plus rien d’autre.

Le n°2 avait une idée bien précise de la femme idéale. Elle devait être élégante, calme, discrète, ne pas dire de gros mot et être prête à lui sucer la bite dès qu’il en faisait la demande.
Moi qui suis plutôt de nature exubérante et qui jure comme un charretier, je me suis écrasée et j’ai fait ce qu’il voulait.

Mon ex mari, je ne sais pas comment il a fait, mais c’est typique du PN, j’ai totalement changé. Il n’aimait pas mon humour, j’ai arrêté. Il n’aimait pas mes cheveux rouge, j’ai changé. Je l’ai laissé passer de plus en plus de temps devant son ordinateur, Il n’était plus jamais avec moi, je n’étais là que pour le servir. J’ai accepté l’inacceptable. Je lui ai tout laissé passer. Absolument tout. Que pouvais-je faire d’autre, sinon il me quitterait. C’est ça qui était inacceptable pour moi.

Mon compagnon actuel est passionné… par tout ! Il parle beaucoup et j’écoute attentivement ce qu’il me dit, car j’apprends ce qu’il aime et quel genre de femme il aime.
J’ai commencé à me conformer à toutes ses attentes, je me suis renseignée sur des trucs dont je n’avais rien à foutre auparavant pour lui en mettre plein la vue. Et ça a marché !
Le truc qui diffère dans cette histoire, c’est que grâce à lui, je me suis remise à peindre, je me suis bougé le cul  là où je stagnais depuis des mois, et j’ai découvert des nouveaux trucs qui, en fait, me plaisent.
Et je m’affirme plus, je suis de plus en plus moi-même. Un moi-même DA, mais j’y travaille aussi.
Au début, lui aussi s’est comporté d’une façon que beaucoup n’aurait pas accepté. J’ai pensé l’envoyer bouler en lui disant « quand tu seras décidé tu me le diras », mais la trouille de le perdre définitivement a été la plus forte et je l’ai laissé continuer à me faire subir des montagnes russes émotionnelles sans broncher. Après tout, ça allait bien finir par passer.

Et j’espérais que ça lui passe vite parce que dans ma tête, notre avenir ensemble était déjà tout fait.
Pas seulement avec lui d’ailleurs. Je me vois très vite avec l’autre, installés ensemble, je fais tout pour me rendre indispensable et j’attends que l’autre me propose tout ce que j’ai en tête.
Sauf qu’il ne sait pas ce que j’ai dans la tête, puisque je garde mes fantasmes pour moi. Et je les garde pour moi, puisque dans ces fantasmes, l’autre veut exactement la même chose que moi et me le dit en même temps qu’il me jure amour et fidélité éternel.
Voyez comme je suis du pain béni pour le PN qui est du genre à dire ce genre de choses. Sauf que lui, il n’en pense pas un mot, il a juste envie de te contrôler puis te détruire doucement, mais sûrement.

Avec mon compagnon actuel, j’avais envie de vivre avec lui après quatre mois de relation. La proposition ne venant pas, et moi faisant de plus en plus la gueule, il a fini par me faire cracher le morceau et il a dit « non ».
Ça m’a anéantie et dans ma tête, ça ne voulait dire qu’une chose : il ne m’aimait pas et il allait me quitter. Pourtant, il m’avait expliqué très calmement et clairement les raisons de ce refus, il avait ajouté plein de gentilles choses à mon égard, mais je n’ai retenu que ce « non ».
Actuellement, nous ne vivons toujours pas ensemble, mais le fait que nous en parlions de plus en plus régulièrement et de plus en plus sérieusement me suffit. J’ai pris conscience que ce n’était carrément pas le bon moment et que nous avions beaucoup de choses à régler, chacun de notre côté, avant.

 

Comme je le disais au début, je pensais que ma façon d’aimer était tout à fait normale, mais en fait, j’aime trop. Je ne m’occupe que de l’autre et je m’oublie. Je me dis que je n’ai besoin de rien, que lui a plus besoin que moi. Alors je donne, je donne, je donne. Encore et encore. Je m’oublie, j’oublie mes priorités, et je donne. Même si je suis épuisée ou à cours d’argent, je vais donner. Je me dis qu’ainsi, je deviens indispensable, qu’il va, à son tour m’aimer démesurément et me le montrer. Alors j’attends. J’attends des démonstrations d’amour qui n’arrivent pas. Et pourquoi n’arrivent-elles pas, Parce que l’autre est étouffé par mes démonstrations. Il me dit d’arrêter de lui acheter des trucs, de faire son ménage ou que sais-je encore. Mais je ne l’écoute pas. Il ne peut  pas être sérieux ! Qui refuserait tout ça ?
Ben moi en fait ! Ma sœur est aussi DA, et elle est tout le temps en train de vouloir m’aider, ranger mon appart, acheter des trucs pour mes enfants, … Je lui dis d’arrêter mais elle continue et ça m’insupporte.
C’est grâce à elle que j’ai pris conscience que mon comportement était déplacé et j’ai arrêté.

 Vouloir aider l’autre est un autre comportement typique du DA. Je suis comme ça, dès que l’autre montre des signes de faiblesse, je veux être là, auprès de lui, je veux l’aider, par tous les moyens, et j’insiste. Lourdement. Encore une fois, le but est de me rendre indispensable et de me faire aimer. Mais je ne fais qu’étouffer l’autre, et plus il refuse mon aide, plus je me sens rejetée et plus j’ai peur qu’il me quitte. Quand l’autre ne demande rien, quand il est capable de se débrouiller tout seul, ce comportement l’infantilise et ce n’est pas agréable du tout. Là aussi, c’est le comportement de ma sœur qui m’a fait prendre conscience à quel point c’était chiant d’être traité comme un gosse incapable.

Et, quand je ne suis pas avec l’autre, je pense à lui. Pas tout le temps, mais presque. Je me demande ce qu’il fait, où il est, avec qui… et, cherry on the fucking cake, je me demande ce qu’il peut penser.
Est-ce qu’il pense à moi ? Si je fais telle chose il va se dire tel truc. Si je dis ça il va être impressionné, je vais marquer des points, …
Tout est calculé au micro poil de cul et j’agis comme je pense qu’il voudrait que j’agisse. Alors que je n’en sais rien du tout et que je suis bien souvent à côté de la plaque. Et ça, ça n’échappe pas à mon compagnon actuel qui, avec plus ou moins de tact, va me le faire remarquer.
Au début, je vais être totalement dévastée d’avoir été démasquée, mais il sait se montre rassurant et  je devrais plutôt le remercier de me permettre d’être moi-même, d’arrêter de jouer un rôle. A la longue, c’est épuisant.
Mais la bonne nouvelle, c’est que maintenant, j’arrive à me rendre compte quand mes pensées tournent autour de lui. Quand je commence à penser à lui, à m’imaginer telle ou telle chose, je m’arrête et je me dis « haha ! Pris en flagrant délit de pensées obsessionnelles, t’as un gage ! » Du coup, je me marre,  je chasse ces pensées, ce qui laisse la place aux autres pensées et me permet de faire le point, voire régler mentalement des choses importantes.

Aussi, je cours après les marques d’affections, quelque chose qui me rassure. N’importe quoi. Même si ce signe est le pire de tous. Mon premier boyfriend me disait « je t’aime » environs vingt fois par jour, de ce côté-là, j’étais comblée. Mon amoureux parisien, quant à lui, simulait un coït en guise de signe d’attachement… Classieux, n’est-il pas ?
Je râlais lorsqu’il faisait ça. Mais s’il ne le faisait pas, je paniquais complètement. Tout de suite je pensais qu’il avait quelque chose à me reprocher, que j’avais mal agis et que c’était la fin de notre histoire.

Avec mon ex mari, ça a été subtil, encore une fois. Je n’ai rien vu venir. Petites doses par petites doses, il a arrêté de me montrer son affection. Il a testé mes limites. Jusqu’à quand pouvais-je rester sans aucune marque d’affection ? Je ne devais pas en réclamer, car de suite, il me faisait de grands discours qui ne voulaient rien dire en fait, mais le ton qu’il employait voulait dire « arrête ça..Tout de suite. Tu me gonfles. » et comme je ne veux surtout pas déplaire, je ne demandais plus rien.

Je pense avoir fréquenté un autre DA durant une courte période. Je pensais en être amoureuse, mais avec le recul, je vois bien que non. Je faisais tout pour le freiner dans ses grands projets avec moi. Je ne me sentais pas forcément très bien avec lui et je m’ennuyais.
Mais question signes d’attachement, là, j’étais servie ! Nous étions collés l’un à l’autre à longueur de temps. Un couple de sangsues !
Cela dit, cette histoire m’a fait beaucoup de bien, car j’ai pu faire le plein de câlins, de tendresse, de douceur. J’en avais bien besoin après les trois « bulldozers » qui m’avaient laminée émotionnellement juste avant. (Mon ex mari, mon compagnon actuel et un connard quelconque qui a mis en péril mon estime de moi déjà chétive.)

Avec mon compagnon actuel, je n’avais jamais ma dose de câlin. Non pas qu’il ne m’en fasse pas, mais avec lui aussi j’aurais bien jouer à la sangsue. J’avais envie de me coller à lui environs quarante fois par jour, mais je me retiennais. J’avais bien conscience que ce comportement ne serait pas accepté, car « too much ». Il serait mort étouffé sous mes câlins, ce qui – soit dit en passant – serait certainement plus sympa que la tête coincée dans une grille d’arbre, mais quand même… Le résultat reste inchangé.

Je ressens de moins en moins ce besoin de fusion charnelle avec lui, car en plus de me faire des câlins dignes de ce nom, nous discutons beaucoup. De tout, de rien, il y a une vraie complicité. Et nous parlons aussi d’amour et d’avenir. Ce qui fait, que je suis presque rassurée.

Presque, parce que je n’ai pas confiance en moi. Je ne m’explique pas comment quelqu’un comme lui peut trouver un quelconque intérêt ou éprouver de l’amour pour quelqu’un comme moi.
Je pense être une personne qui n’est pas très intéressante, je n’ai pas une très grande culture, donc, pas forcément de conversation ou d’avis sur la question, ou en tout cas, mon point de vue sera forcément nul vu mon niveau d’intelligence, sans compter que je suis grosse et moche.
En plus, un PN étant passé par là, mon égo s’est pris une sacrée raclée. Il se regonfle, mais à une lenteur exaspérante.

 

Je me la pète un peu par procuration, en fait. J’aime être avec quelqu’un de beau et/ou d’intelligent car j’ai l’impression que ça me valorise, que les gens vont penser que si je suis avec ce genre de personne, c’est que je suis pareille… peut être en fait, mais je suis convaincue que non.
Pour moi, le physique a toujours été LE point le plus important dans le choix de mes compagnons, le reste m’était totalement égal. Du coup, j’ai une belle collection de gros connards à la belle gueule. Pas tous, mais pas mal.
Mon ex mari, je le trouvais très beau et très intelligent.
Avec le recul, et en ayant pris conscience de ce qu’il est, je ne le trouve plus du tout attirant physiquement et son intelligence… merci ! Il est certes capable de créer des programmes informatiques, mais à part ça… c’est tout ce qu’il sait faire. Il n’a aucune opinion sur rien, il n’a aucune conversation ni aucun savoir vivre. Et comme il me répétait plusieurs fois par jour que j’étais conne, j’ai fini par le croire, donc, très peu de confiance en moi à la base + un manipulateur qui exploite une de mes failles jusqu’à l’os : à ce niveau là, il m’est très facile de croire qu’une paramécie est plus intelligente que moi.
Mon compagnon actuel a un physique particulier. A moi, il me plait énormément. Mais les mots « troll des bois » lui ont déjà été attribués ! Par contre, il est brillant. Très brillant et dans beaucoup trop de domaines !
Voila, j’ai un mec talentueux et intelligent, j’peux me la péter.
Il serait temps que je m’apprécie à ma juste valeur et que ce soit lui qui se la pète d’être avec moi. Ma valeur n’existe qu’à travers son regard. Sa façon de me regarder parfois est si intense que là, je me sens bien. Seulement là, je me sens digne. Il faudrait que je me sente comme ça tout le temps. Mais moi, toute seule, comme une grande.

Alors évidement, avec la confiance en soi d’une huître morte, il va de soit que je suis jalouse et possessive. Par contre, le côté surveillance de l’autre, je ne l’ai pas… pas trop. En fait, j’ai été très peu trompée, c’est moi qui allais voir ailleurs, lassée de ce manque d’intérêt à mon égard.
Mais jalouse, oui ! Je l’ai toujours été, à une échelle plus ou moins forte.
Avec mon premier boyfriend, on était jaloux pareil et comme nous étions trèèèèès amoureux l’un de l’autre, on ne regardait pas les autres. Pas de scènes, jamais. Sauf à la fin de notre histoire où c’est moi qui lui donnait des raisons d’être jaloux, où il me faisait péter des scènes monumentales et je le trouvais franchement relou.
Mon amoureux parisien, était très, très jaloux. Je ne pouvais pas adresser la parole à quelqu’un d’autre, ni regarder un chanteur, ni accrocher la photo d’un ami gay sans me prendre une scène. De son côté, il allait flirter avec des gonzesses sous mon nez, mais il fallait que je ferme ma gueule, sinon, hop ! Encore une scène. Donc, je le laissais faire sans rien dire, et je fantasmais sur Matthew Bellamy en cachette.
A la fin, je crois qu’il a carrément installé de quoi m’espionner sur mon ordi, car bizarrement, il était au courant de tout ce que je disais par messagerie instantanée.
Après avoir vécût avec quelqu’un d’aussi jaloux, je me suis carrément calmée de ce côté car j’ai vu à quel point c’était insupportable.
Je le suis toujours, ça ne m’a pas « guéri », mais je ne le montre pas, ou très peu.
Avec mon ex mari, je n’ai même pas d’exemple à donner, puisqu’on a vécût cloitrés chez nous. Donc, pas de jalousie possible. Si ça se trouve, il allait sur des sites de rencontres, mais comme je ne fouillais pas dans son ordinateur, je ne l’ai pas su et je ne le saurais jamais et franchement, je m’en branle complètement.
Avec mon compagnon actuel… Je prends sur moi.
C’est quelqu’un de très avenant, il est à l’aise en société et parle à tout le monde. Hommes, femmes, chiens, tout le monde !  Je pense que dans sa tête, peu lui importe le sexe de son interlocuteur, il n’est pas dans la séduction ; mais moi, quand je le vois parler toute une soirée avec une gonzesse, je pète les plombs. En silence, certes, mais je pète les plombs quand même.
Je ne laisse rien paraître car il n’aime pas ça. Vraiment pas. Et je le comprends, car j’ai vécût la même chose. Mais c’est plus fort que moi. J’ai peur. Peur que cette fille vienne mettre en péril notre relation. Cela dit, quand on connait un peu notre histoire, peut être qu’on peut me comprendre : C’est déjà arrivé. Nous sortions ensemble depuis deux mois. Deux mois carrément houleux, il rencontre une fille un soir, lui parle toute la soirée et deux jours plus tard il me quitte pour sortir avec elle. Donc bon, chat échaudé craint l’eau froide, mais si je m’aimais plus, je n’aurais pas la trouille comme ça. (Et je n’irais pas compter ses capotes pour vérifier qu’il ne baise pas ailleurs.)

Je suis malgré tout quelqu’un qui supporte très bien la solitude. Après mon ex mari, j’ai été tellement démolie que je suis restée seule pendant deux ans. Je ne voulais pas entendre parler de mec. Franchement, non, merci !
Mais au bout d’un moment, le manque d’affection s’est fait sentir et je me suis remis en quête d’un compagnon. J’ai essayé les sites de rencontres, mais ce n’est définitivement pas mon truc. Ça ne m’a pas empêché d’y ferrer un gros connard qui a réussi à me faire croire qu’il voulait une histoire d’amour, alors qu’il ne voulait que du cul et ensuite, il s’en est pris à ma vertu en me larguant comme une merde. Franchement, quand on ne veut pas coucher avec une fille le premier soir, on garde sa bite dans son slip, non ?
C’est aussi à cette période que j’ai rencontré mon compagnon actuel et malgré le fort attachement que je ressens pour lui, bien qu’il me manque quand il n’est pas là, je supporte très bien le fait d’être seule chez moi. Parfois on ne se voit pas pendant deux semaines, c’est pas toujours drôle, mais je fais ma p’tite vie de mon côté et je profite de mes week-ends sans lui pour faire ce que je n’ai pas le temps de faire pendant la semaine ou je glande tout simplement. Passer tout un week-end en pyjama à regarder la télé et à manger de la merde dans mon canapé, j’adore ça !
Par contre, la peur de l’abandon est bien réelle et elle refait souvent surface.
Au moindre doute, à la moindre dispute, au premier coup d’œil sur une autre fille. Je flippe.
Mes pensées vont loin, très loin. Je me fais des scénarios catastrophes en partant d’un rien mais la fin reste inexorablement la même : il me quitte.
Et ça, je ne le supporterai pas.
Du coup, j’en fais un peu des caisses dans ces moments là.
C’est quitte ou double. Soit je me renferme et je boude dans mon coin en attendant désespérément qu’il s’en rende compte, vienne vers moi, s’excuse et me rassure (oui, oui, s’excuse. Carrément. Même s’il n’a rien fait.)
Soit je vais tout faire pour me faire remarquer, me démarquer, attirer toute son attention sur moi, et moi seule. Un peu comme l’âne dans Shrek sur une base de « hey ! moi ! moi ! choisi moi ! choisi moi ! »

La peur que l’autre me quitte est vraiment quelque chose de très fort et souvent, cela fait accepter ce qui serait totalement inacceptable pour quelqu’un qui n’est pas DA.
Bien souvent, j’ai préféré rester avec des hommes qui me traitaient mal plutôt que de les quitter. Dans ma tête la question était (et est toujours) « que vais-je devenir sans lui ? »

Rien à dire sur mon premier boyfriend qui était vraiment quelqu’un de bien. Mon amoureux parisien, par contre… ouille, ouille, ouille.
Outre les scènes de jalousie parfaitement injustifiées, il était (comme je l’ai déjà dit) très colérique. Les scènes de ménage étaient violentes verbalement et une fois, il m’a même trainée par un pied jusqu’à la porte d’entrée pour me foutre dehors (je n’ai plus la moindre idée de ce qu’il me reprochait cette fois là) mais comme je l’ai suppliée de ne pas faire ça, il a claqué la porte et est parti se coucher me laissant en larmes dans la salle de bain, pièce où j’avais trouvé refuge et où j’attendais qu’il vienne me voir pour s’excuser, me prendre dans ses bras, …
Mais il n’est jamais venu. C’est donc moi qui ai fait le pas vers lui. Je l’ai rejoint au lit et je me suis excusée. Franchement, j’ignore de quoi.
Il m’avait aussi engueulée comme une gamine le soir de mon anniversaire alors que j’étais partie faire un tour avec mon amie, histoire de boire un coup dans un bar. Là, ça a été la fin de l’histoire. Pas parce qu’il m’avait gueulé dessus, non, ça j’avais l’habitude, mais parce qu’il s’en est pris à mon amie.
Il a foutu le soir de mes 25 ans en l’air. Encore une fois, j’ai fini la soirée seule, en larmes, retranchée dans une autre pièce de l’appartement pendant qu’il était parti se coucher.
Cette fois, je ne suis pas excusée et je l’ai même quitté… parce que j’avais trouvé quelqu’un d’autre !! Haha !

Quelqu’un qui m’a joué de la flûte, qui m’a dit que jamais il ne me traiterait de la sorte, que je ne méritais pas ça, …
J’ai tout plaqué pour lui. J’ai quitté Paris, ma meilleure amie et une vie que j’adorai pour me retrouver dans les griffes d’un pervers narcissique.
Oh alors oui, il disait vrai quelque part : Jamais il ne m’a hurlé dessus et jamais il n’a été violent physiquement. Mais ses mots, ses mots m’ont détruite. Sa façon d’être avec moi, de toujours repousser mes limites. Tout doucement, sournoisement. En me culpabilisant lorsque je me rebellais, en m’incrustant dans le crâne que je n’étais qu’une idiote qui n’y comprenait rien. Qu’ainsi allait la vie.
Je suis devenue son esclave, sa chose. Réduite à moins que l’ombre de moi-même.
Je ne pensais pas à le quitter, non, pas un seul instant. Nous étions mariés et nous avions des enfants alors cela signifiait tout pour moi. Ce n’était pas rien.
Par contre, j’avais envie de me balancer par la fenêtre tous les jours… plusieurs fois par jour.
J’ai tout accepté.
Je crois que ce qui m’a sauvé la vie c’est qu’il demande le divorce. J’avais beau souvent me dire que j’allais le quitter, je ne pouvais m’y résoudre. Impossible. J’étais sous son emprise et liée à lui par les liens sacrés du mariage. C’est pas quelque chose que l’on défait comme ça. En tout cas, pas dans ma tête.
Les premiers mois avec mon compagnon actuel ont été franchement chaotiques. Alors que je me suis investie tout de suite à 200% (normal:/) lui n’était pas du tout sur la même longueur d’onde. Séparé depuis peu (de quelqu’un que je qualifierai de toxique), il se cherchait, ne savait pas bien ce qu’il voulait, trouvait ça tellement louche que je sois si gentille qu’il me repoussait… puis revenait me chercher en me disant qu’il était paumé, que peut être j’étais la bonne mais qu’il n’en savait rien du tout.
J’ai vécût deux mois de « oui, mais non » et ça a été un enfer pour moi. J’ai bien pensé lui dire « bon, écoute, ça me gonfle, on met tout en pause, prend le temps de réfléchir à ce que tu veux et quand tu sauras, tu me fais signe. »
Mais je n’ai pas réussi à faire ça. La peur qu’il réalise à quel point j’étais naze et qu’il me quitte pour de bon était plus forte que le reste. Alors je suis restée en attendant patiemment que tout ça lui passe.

 

Actuellement, tout va bien, mais avoir pris conscience que je suis DA me fait me poser une question bien sournoise : Suis-je réellement amoureuse de mon compagnon, ou suis-je dépendante de lui ?

Je pense l’aimer vraiment. Je l’ai très vite trouvé parfait pour moi et j’aime énormément de choses chez lui. Il a ses défauts, certes, mais ils ne sont pas rédhibitoires.

Il me fait rire, je le trouve beau, intelligent et talentueux (bon ça, on l’a vu, c’est typique du DA.)
Mais il est fauché et n’exploite pas ses talents à 100%. Pas forcément valorisant pour moi, et ça ne me dérange pas.
J’aime sa patience, sa façon de s’occuper des enfants, il cuisine très bien, il est autonome et n’a pas besoin de moi.
Au début, je me sentais rejetée, maintenant, ça va, je gère. Il m’a aidé à ouvrir les yeux là-dessus et ça me va en fait. Même si je ne peux m’empêcher à 100% de jouer les sauveuses.

On discute beaucoup lui et moi et se sont de vrais dialogues qui ne portent pas forcément sur le quotidien. On parle de tout. Et les moments où on ne se parle pas ne sont pas pesants.

On s’engueule aussi, mais les sujets ne sont pas graves. Nous avons des divergences d’opinions, et c’est tant mieux. C’est un échange plus ou moins animé.
Par contre, parfois il me dit des trucs vraiment méchants sans même sans rendre compte. Ou alors, il est de très mauvaise foi et me mens. Mais je refuse d’y croire. Je ne le veux pas, ça voudrait dire qu’il a un très gros défaut. Un défaut pour lequel je pourrais le quitter, mais comme le quitter est inenvisageable pour moi… je passe outre.
J’ai du mal à gérer les disputes, ça me fait toujours très peur. Peur qu’il me quitte. Si on ne termine pas en s’envoyant en l’air, je flippe encore plus.

Parfois, il me fait des speeches dans lesquels il me dit que pour lui plaire, pour être avec lui, je dois être comme-ci ou comme-ça.
J’me rebelle un peu maintenant, je lui dis que je l’accepte tel qu’il est, je le prends tout entier avec ses qualités et ses défauts et qu’il serait bien qu’il en fasse autant pour moi.
Généralement, il me dit que c’est exactement ce qu’il fait… Bah du coup, pourquoi il me dit tout ça ? Pour faire joli ?
C’est raté, je n’aime vraiment pas quand il fait ça.
Ça devient houleux parfois et la dispute se termine avec lui me disant « tu n’as rien à faire avec moi » ou moi qui lui dit « je ne vois pas ce que je fais là. »

Forcément, je m’interroge. Est-ce que c’est normal ? Est-ce que les couples où il n’y a pas de DA font ça ? Est-ce que les personnes qui ne sont pas DA accepteraient ça ? Est-ce que j’accepte l’inacceptable encore une fois ?

 

Je suis un peu paumée.
Mais je ne compte pas me laisser abattre ! Prendre conscience de sa dépendance affective est une chose, en sortir en est une autre, et je vais tout faire pour ça.

Pour commencer, je me suis acheté un petit livre intitulé « 50 exercices pour sortir de la dépendance affective ».
Il n’est pas mal du tout, mais je suis bloquée à l’exercice 20. Pour celui là, je dois faire remplir un petit questionnaire à mes proches pour savoir ce qu’ils pensent de moi. Et ça me terrifie !

Si ce livre ne suffit pas à m’aider, j’en achèterai un autre que j’ai déjà repéré (le titre m’échappe, désolée) et si ça ne suffit toujours pas, il faudra que je me rende à l’évidence, seul un thérapeute pourra m’aider, même si je n’en ressens pas forcément le besoin.

Une chose est sûre, je dois faire un travail sur moi. Pas pour rendre la vie plus facile à mon compagnon, non. Avant toute chose, je dois faire ça pour moi. Guérir toutes les blessures du passé, et avancer. Avancer en m’aimant. Ça doit être chouette. Ne plus avoir peur sans cesse, ne plus me prendre la tête pour un rien, ne plus avoir peur de l’échec et du changement. Mener ma vie comme je l’entends, voila un bel objectif.

Posté par Lenora VonCherry à 14:31 - Commentaires [3] - Permalien [#]

22 juin 2015

Chérie, à quoi tu penses pendant qu'j'te baise ?

 

Mais ? à Ryan Gosling voyons, qui d'autre ? Que tu es sot ! 

200

 

Cette fois, Cosmo nous emmène loin dedans la cervelle des femmes pendant qu'elles font l'amour pour la première fois avec un nouveau partenaire.
Je m'attendais à beaucoup de choses, mais quand même, pas à ça.
Encore un article à la con qui ne sert à rien, à part peut être faire passer les femmes pour des connes soumises.

 

Je pense qu’il faut arrêter de faire passer les femmes pour des grandes cérébrales, incroyablement romantiques et qui attendent que l’homme prenne les choses en mains et qu’il nous baise comme dans un roman à l’eau de rose... heu, nous fasse l'amour, pardon.
L’auteur de cet article se contredit lui-même (ou elle-même, je sais pas, je ne trouve pas de nom.) au départ, il s’agit de laisser monsieur gérer la situation, parce que, c'est bien connu, c'est toujours à l'homme de commencer. Ensuite, il nous autorise à nous manifester pour guider notre partenaire.
Merci cosmo, c’est sympa de savoir qu’on a le droit de participer à nos propres rapports sexuels !

 

Je trouve assez honteux la façon dont est traitée la partie préservatif. Pourquoi le moment de sortir le préservatif serait gênant ?
C’est gênant d’avoir une sexualité responsable ?
C’est gênant de ne pas vouloir se chopper une MST, le sida ou une grossesse non désirée ?
Je ne crois pas.
La capote, c’est obligatoire. Pas de capote, pas de baise. POINT.

Si quelqu’un est gêné par « un morceau de caoutchouc » tant pis pour cette personne. Qu’elle reste dans sa misère sexuelle. Perso, je pars baiser ailleurs.

 

Ensuite, non, je m’insurge, les femmes n’attendent pas forcément que môssieur déroule la cellophane sur le saucisson.
Alors, pour la première fois, oui, peut être qu’on préfère que l’homme se débrouille tout seul avec sa bite, pourtant, ça reste un pénis, pas de quoi avoir peur (à moins tomber sur Long Dong Silver) et on va lui faire des trucs bien plus cochon qu’un simple enfilage de préservatif.
Comment ce « un morceau de caoutchouc » peut-il être encore source de gêne de nos jours ? Merde à la fin, ça devrait être un truc banal, parfaitement intégré dans les préliminaires.

 

Ecrire que « Le moment de mettre le préservatif paraît durer une éternité. Et quel est le plus gênant ? Un homme essayant désespérément de mettre un morceau de caoutchouc sur son pénis ou nous essayant de ne pas faire attention au temps qui passe ? » C’est condamner le préservatif. C’est l’enfermer dans le rôle du mauvais moment à passer avant le coït.

Alors oui, ça arrive parfois à l’homme de galérer à enfiler la capote, mais la seule solution pour la femme serait de rester là, comme une conne, à attendre en regardant ailleurs et en faisant semblant que tout va bien ?
Bah non ! On peut continuer à embrasser l’autre, à le caresser, à lui susurrer des cochonneries dans l’oreille, lui mordre les fesses. Hum ? Trop tôt le bouffage de cul ? Au temps pour moi !

Enfiler une capote, ça s’apprend. C’est Darth-Bertrand qui m’a appris quand on en était encore à la phase capote. Et on s’est marré comme des baleines parce qu’il s’est avéré que je suis vraiment très, très nulle !

 

Le reste de l’article n’est pas mieux. On accélère parce qu’on trouve ça trop long, mais faut pas qu’il jouisse trop vite ou « qu’il ne va pas tenter quelque chose de bizarre ». Bizarre comment ? Faudrait définir bizarre. « Rester traditionnelle ». Nan mais, traditionnelle comment ?
Si je comprends bien, c’est missionnaire et basta ? Le reste est considéré comme bizarre ?
Fantastique.

Et le post-coïtal nous achève à coup de clichés de l’homme qui s’endort tout de suite après et de la femme qui va penser à bouffer, à un autre mec et, attention must absolu, à sa manucure du lendemain !
Mais bien sûr, on fait toute ça ! Messieurs, vous pouvez vous fier à 100% aux magazines féminins, ce n’est pas rempli de clichés. Non, c’est juste un concentré de ramassis de conneries !

 

Les premières fois peuvent être sources de tensions, mais normalement, quand on est parti dans l’action, quand on est dedans et qu’on ne se concentre que sur ce qu’on est en train de faire, (et c’est ce qu’on fait. Non, on ne pense pas à la liste de courses) tout roule !

Faut y aller au feeling. Se laisser aller. Du moment que tout le monde est d’accord, tout est ok, y’a pas de problème. Faut pas avoir peur du regard, du jugement des autres. Ils ne sont pas présents dans la pièce en train de vous mater,  si ?!
Après, lui dire pour la première fois de vous cravacher la croupe comme un vilain petit poney… j’suis pas sûre, hein !

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15 juin 2015

Amour patriarcal

 

J'essaie de poster un article tous les lundis, mais je n'étais pas chez moi ce week-end, et je n'ai pas eu le temps de préparer ça. Je poste un article que j'avais en stock, mais il est un peu décousu et répétitif; Pardon d'avance.

 

J’ai précédemment dit que je faisais partie de quelques groupes traitant de perversion narcissique sur Facebook, et la dernière fois, ce sujet avait été partagé.

Seules deux personnes ont réagi.

 

amour patriarcale

 

 

Ce n'est pas de la haine envers les hommes, c'est de la dénonciation de notre société qui est patriarcale.

 

C’est vrai que l’auteure va loin dans ses propos et le fait qu’elle dise « les hommes » et non pas « certains hommes » rend l’ensemble assez agressif envers la gente masculine. Mais je suis assez d'accord avec ce qui est écrit au début et c’est là-dessus que je vais réagir ; je m’arrête à la violence conjugale. (Non pas que ça ne m’intéresse pas, mais c’est un sujet très délicat et je ne pense pas être encore prête à l’aborder.)

Nous sommes conditionnées depuis notre enfance à être de parfaites femmes d'intérieur, des utérus sur pattes et à être soumises aux hommes. Le sexe faible, c’est nous.

Nous sommes matraquées quotidiennement par des images d'hommes forts qui travaillent dur, sont sûrs d’eux et conduisent des grosses voitures. Ils transpirent la testostérone, sont beaux, musclés, blancs et hétéros, pratiquent des sports extrêmes tandis que les femmes enlèvent des tâches diverses et variées sur des supports divers et variés et s'occupent de leurs enfants en affichant une mine radieuse.
Elles sont le plus souvent à la maison, entourées d’enfants, elles ont le corps de femmes qui n’ont jamais connus les ravages que peut causer une grossesse (ou ont un coach perso et les moyens de faire de la chirurgie esthétiques), elles sont belles, blanches, hétérosexuelles, toujours parfaitement apprêtées, ont l’air d’avoir des nuits correctes (jamais échevelées), et ont l’air totalement épanouie dans leur rôle de mère et de boniche.

C'est le message que nous avons assimilé depuis toujours : être mère, c'est formidable et c'est pour ça que nous sommes faites.

 

Et si tout ça n’était qu’un énorme mensonge ? Je connais des tas de mères qui s’épuisent à la tâche et qui estiment ne pas avoir le droit de se plaindre, après tout, elles les ont voulu ces enfants. C’est merveilleux, elles devraient simplement être heureuses.
Moi aussi,  je me suis déjà dis « j’ai voulu des enfants, alors je n’ai pas le droit de me plaindre. »
Ben oui, franchement, quel genre de mère oserait se plaindre de ses enfants ?
Une mère normale peut-être ? Pas un robot dépourvu d’émotion à la Bree Van de Kamp.

 

Regardez–y de plus prêt.
C’est sympa d’après vous de passer ses journées à bosser (parce que, oui, maintenant il faut en plus bosser), à récurer sa baraque dès qu’on rentre, parce que celle-ci doit être impeccable et gérer les enfants sans oublier de cuisiner un-bon-repas-pour-son-mari-qui-travaille-toute-la-journée-et-qui-sera-fatigué-quand-il-rentrera… (Et nous, on est quoi ? Des koalas ?)


Aux yeux de la société patriarcale, une maison mal tenue = une mauvaise maîtresse de maison = femme imparfaite.
Oooouuuuuh ! La honte ! Cachez-vous mesdames !
Même moi je déteste recevoir du monde à l’improviste  car c’est souvent le merdier chez moi et j’ai peur du jugement des autres.
D’ailleurs ma mère ne se prive pas de commentaires si ma vaisselle n’est pas faite. Je déteste faire la vaisselle !
Mon compagnon est du genre bordélique et pas accro au ménage et y’a toujours du monde qui débarque chez lui sans prévenir. Et tout le monde s’en branle du bordel monstre qui règne dans son appart.
Cela dit, lui, il a une excuse en or : C’est un mec ! Le ménage c’est pas son truc. Pardonnons-lui ses offenses car il a un pénis pour l’excuser.

 

Nous nous faisons quotidiennement agresser les rétines par de la publicité sexiste qui nous enferme dans le rôle de celle qui gère la maison, cuisine et éduque les enfants.
Oh oui mesdames, faites des enfants !
A croire que nous avons spécialement été conçues pour ça. Qu’une femme ne peut être accomplie sans avoir enfanté.
Les femmes qui font le choix de ne pas avoir d’enfants sont très fortement pointées du doigt et subissent des pressions de la part de leur entourage. (A lire, le dossier sur les Nullipares du Causette n°56).
Les couples qui préfèrent adopter un chien plutôt que d’avoir un enfant  sont marginalisés.

Ils ne rentrent plus dans le moule de la société patriarcale. Ils dérangent.
Faire ses propres choix, quelle honte !

 

Tiens, d’ailleurs j’apprends que les femmes de l’Upper East Side obtiennent  « des gratifications financières, parfois négociées avant même le mariage et distribuées en cas de bonne gestion du budget du foyer ou "si les enfants ont été acceptés dans une bonne école". »

Grazia s’indigne mollement en ajoutant entre parenthèse « On espère pour elles que leurs performances sexuelles ne font pas partie des critères ! »
[A lire ici.]

 

 

Pourtant, avoir des enfants ce n’est pas si formidable que ça. Je le sais, j’en ai deux et je suis seule pour les élever.
Evidement, la société patriarcale m’est reconnaissante d’avoir agi exactement comme elle l’attendait, mais la société actuelle me pointe du doigt si je reste à la maison à profiter des minimas sociaux. Je suis taxée de fainéante et de profiteuse. Mais ça, c’est un autre débat.

Les enfants, donc. Ce don si précieux. Cette finalité en soit. Comme je le disais, c’est pas si formidable que ça.
C’est franchement crevant. Mais en fait, je ne vous apprends rien, n’est ce pas ? Tout le monde le sait, mais personne ne dit rien. Tout le monde souri et dit « avoir des enfants, c’est une merveilleuse expérience. »

J’aime mes enfants, je ne regrette pas de les avoir mis au monde, mais franchement, certains jours, je préfèrerai qu’ils soient sur une autre planète pendant que je suis au Mexique en train de m’enfiler des tonnes de tacos et de margaritas (je finirai obèse, c’est un fait !)

 

Je me souviens avoir lu un article génial appelé Nous sommes des menteuses de mères en filles qui traite de ce sujet et qui est vraiment déculpabilisant.
C’est vraiment le genre d’article qui fait du bien aux mères au bord de la crise de nerfs. Il nous le dit : on a le droit d’être fatiguées et d’en avoir marre. Etre mère, c’est pas une sinécure. (C’est pas faux)

 

 

Notre bonheur ne dépend pas de notre couple ou de notre maternité.

Arrêtons de caser dans la catégorie « vielles folles » les femmes qui ont fait le choix de ne pas avoir d’enfant ou d’être seule. Après tout, on fout royalement la paix aux hommes célibataires de plus de 40 ans.
Si vous êtes bien célibataire et/ou  sans enfant, y’a pas à se prendre la tête. Faites un gros fuck à la société patriarcale et continuez à vivre comme vous le voulez.

Votre bonheur est entre vous vos mains. Les vôtres à vous !

Ne laissez pas votre bonheur reposer dans les mains de quelqu’un d’autre. Si vous n’êtes pas heureux seul, vous ne le serez pas plus avec quelqu’un d’autre. Ça ne sera qu’une illusion, ça ne durera pas.
Prenez vous en main. Prenez votre vie en main pour qu’elle soit conforme à VOS attentes, pas à celles  de notre société patriarcale. Mettez vous ça en tête, elle ne veut pas forcément votre bien.

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08 juin 2015

Les premières fois.

Premier rendez-vous, première baise, c’est le genre d’article super récurent dans la presse féminine.

Alors, oui, ces premières fois sont source de stress et de tension, mais c’est franchement pas la peine d’en rajouter. Parce que oui, je trouve qu’ils n’aident pas du tout.

A cause du jugement porté sur les femmes sur le temps qui s’écoule entre la rencontre et le moment où elles vont coucher avec leur nouveau « partenaire », ben on se sent obligées de faire super attention et , au lieu de s’écouter, on doit se contrôler, s’oublier pour se plier à ce qui est véhiculé dans les médias qui continuent à dire : « ma fille, si tu couches le premier soir, t’es vraiment qu’une salope. »

Par exemple, Grazia nous apprend qu’il faut attendre le 5ème rendez-vous avant de coucher. Le 5ème ! Même plus le 3ème, comme dans les séries américaines, nan, deux de plus.
Dans cet article, il y a également une liste de choses que les femmes souhaiteraient avoir avant de coucher avec un homme.
Cette liste comporte des chiffres très précis, genre 5 messages sur les réseaux sociaux, 12 échanges de textos, 7 baisers passionnés, …
On est censée faire quoi ? Ecrire cette liste dans un carnet et cocher au fur et à mesure ? Se demander si ce baiser était suffisamment passionné à notre goût ? …
Quand tout est coché on dit à Jules : « c’est bon, on peut baiser ! … Encore que, ton cadeau n°2 était un peu léger… bon allez, achètes moi un collier, on n’en parle plus et on baise mardi en huit ! »

Ça me rappelle un article que j’avais lu une fois  je ne sais plus où, qui donnait des conseils aux hommes pour réussir à coucher avec une femme. Il devait la complimenter et lui offrir un cadeau.
Et hop ! Imparable ! Infaillible !
Tu prends une femme, n’importe laquelle, elle dit non ? Pas grave, ça va changer ! Tu lui dis qu’elle a des beaux cheveux, tu lui offres un foulard et hop, elle se met sur le dos, les jambes écartées. C’est magique !

Merci le message de merde qui dit aux hommes que la femme qu’il convoite finira par changer d’avis parce qu’une gonzesse, c’est intéressée et donc facile à manipuler. Un cadeau et hop, c’est parti.
Oui, un peu comme un âne avec une carotte accrochée à un bâton.

 

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De son côté, Cosmopolitan nous liste carrément ce qu’il faut prévoir pour la première nuit avec Jules.
10 points, rien que ça, De la date au vernis à ongle.

« Vous le savez, vous le sentez, c’est noté sur votre agenda juste au-dessus de « RDV chez le coiffeur » et « perdre trois kilos » : vendredi sera votre Première Nuit avec Lui. Détails triviaux et subtilités diplomatiques à vérifier avant la première nuit. »

 

Le rendez-vous chez le coiffeur et perdre trois kg c’est absolument nécessaire pour baiser ? Faudrait surtout pas qu’il voie nos racines, ou qu’on soit grosse. Ça pourrait le dégoûter.

Au bout d’un moment, on se demande si on est là pour faire visiter son appart dans l’espoir de le vendre un bon prix ou juste pour s’envoyer en l’air avec son mec.

Change tes draps, ça pue la chatte ; fais toi une pédicure, il ne va regarder que tes orteils ; fais un bon repas, ça va le mettre en jambes, …

Il n’y a plus rien de spontané, tout est milimétré, calculé au poil de cul… Où est la place pour le fun là dedans ?
Même dans l’article de Grazia et de sa liste pré-coïtale, il n’y a pas 6 grosses rigolades. C’est important de se marrer, non ? Y’a que moi que ça intéresse, qui pense que ça crée une complicité ?

 

Je ne suis pas d’accord, je ne suis absolument pas d’accord.

Laissons les choses venir d’elles mêmes.

Oublions les jugements de merde, Ecoutons nous. On a envie ? Et ben en avant, faisons-le.

Je ne me suis jamais vraiment posé la question. Que ce soit une histoire sérieuse ou pas, je couchais quand j’en avais envie. Et quand je n’en avais pas envie ben je ne couchais pas ! C’est pas plus compliqué en fait.

Il existe malheureusement des trous du cul qui sont capables de vous balancer en vous larguant des trucs du genre « il est inenvisageable pour moi de me projeter avec une fille qui couche le premier soir. Après, je reste un mec. »
(Si tu me lis misérable trou du cul, s’il te plait, va te faire rôtir la bite en enfer et sache que tu es un amant lamentable.)
Ce genre de mec ne vaut vraiment pas le coup que vous pleuriez dessus. L'excuse "je suis un mec, donc, j'ai le droit et pas toi." me rend folle.

Une amie vous juge ? Reprenez-la ! C’est du slut Shaming. Vous êtes une grande fille, non ? C’est votre corps à vous, vos envies. Son jugement, elle le garde. Vous n’avez pas à culpabiliser. Quoi qu’on vous dise. C’est votre choix, assumez-le. N’écoutez pas les soit disant bien pensant.


Au pire, si c’est trop difficile, mentez ! On s’en fout.

J’ai deux sœurs. Quand j’ai rencontré John-Pascal, j’étais à la fois surexcitée et très stressée à l’approche de notre premier rendez-vous. Je ne savais absolument pas ce qui m’attendait et j’avais besoin de décharger toutes ces tensions auprès d’autres femmes. Mes sœurs, donc, et mes amies.

Pendant que ma frangine n°1 était à peu près aussi excitée que moi, ma frangine n°2 m’a dit « surtout, tu ne couches pas avec lui le premier soir, hein. »
Je me suis contentée de lui dire « non, bien sûr que non. »

C’est vrai qu’à la base, j’avais prévu d’aller boire un simple verre avec lui et ensuite, rentrer chez moi. Seule.

Sauf que, ce rendez-vous était tellement génial, que quand il m’a proposé de venir chez lui (il avait de la tequila au congel, en plus), j’ai dit oui.
Là encore, c’était génial, on a parlé, on a ri, tout était si simple, que quand il m’a attrapé pour m’embrasser et qu’il m’a entrainé dans le canapé pour m’embrasser encore,  j’ai vite oublié tout le reste et je lui ai enlevé sa chemise… et c’était génial.
Et il a trouvé ça génial.
Le lendemain, quand mes sœurs sont venues au rapport, j’ai tout raconté à ma frangine n°1, pendant qu’à ma frangine n°2, je lui disais « non, on a rien fait. Trois fois, on a rien fait ! »

Elle était contente et moi, j’ai échappé à une leçon de morale que je n’avais pas envie d’entendre à ce moment là.
Mais si cette histoire se passait maintenant, je dirais la vérité. J’assume totalement ce que je fais.

Jugez-moi si ça vous amuse, en attendant, je vis ma vie, je fais ce que je veux et je m’amuse drôlement !

Laissez-vous aller les filles. Ecoutez-vous, c’est le plus important. Si vous avez envie de coucher avec un mec, et que l’envie est partagée, faites-le ! Il n’y a pas à culpabiliser.

Quelle importance quand ? Quelle importance comment ? L’essentiel c’est de passer un bon moment non, Le sexe, c’est censé être agréable, pas préparé des jours à l’avance. Planifier, c’est le meilleurs moyen de se foutre encore plus de pression sur le dos, et aussi d’idéaliser les choses et d’être déçue parce que, faut pas rêver, ça ne se passera pas exactement comme dans vos fantasmes.

Et vous, les chroniqueuses de magazines soient disant destinées aux femmes, détendez-vous un peu du vagin. En continuant à dire aux femmes ce qu’elles doivent faire ou ne pas faire, on n’est pas prêt de faire évoluer les mentalités.

 

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